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  L E   P A R C O U R S  
 
 

                                                         
                                                                                   LE  5° MONDIAL DE  L'ALGERIE

                                                                                         ARGENTINE - ALGERIE

Après deux éditions ratées, en 2018 et 2022, voici notre sélection à nouveau présente parmi l’élite mondiale, augmentée  à 48 équipes désormais, dont 10 places pour le continent africain. Pour notre premier acte, dans notre 10° groupe, le groupe J, le sort nous a alloués, l’Argentine, championne du monde en titre et indiscutable leader du classement FIFA.
Pour l’Algérie, une affiche prestigieuse, en même temps qu’un suprême défi.
 
L’historique des rencontres entre les 2 pays se résume à une seule rencontre amicale, jouée en Juin 2007 à Barcelone et remportée 4-3 par l’Argentine. Carlos Tevez avait ouvert le score. Anther Yahia avait égalisé et Nadir Belhadj a permis à notre sélection de mener
à la mi-temps , 2-1.
Lionel Messi  était déjà présent, il n’avait pas 20 ans et avait inscrit 2 buts… Esteban Cambiasso ayant marqué le 3° but argentin.
L’Algérie a fait bonne figure, même si nos attaquants ont été réduits au silence, laissant le soin aux latéraux Yahia et Belhadj de s’illustrer en jouant le rôle de buteurs. Prestation d’autant plus honorable, si l’on sait, que notre sélection avait joué un match officiel, 3 jours plus tôt, à des milliers de kilomètres de là, à Praia, capitale du Cap Vert.

Aujourd’hui, il s’agit de la Coupe du Monde, mais il n’en reste pas moins que pour  l’Argentine, ce sera certainement un défi de plus à affronter, pour tenir et justifier son rang et son titre, acquis à Doha en 2022.

Il n’est pas inutile de rappeler ici que depuis cette fameuse date de Décembre 2022, le bilan, à ce jour, de notre futur adversaire est assez impressionnant. 38 matchs, 31 victoires, 3 nuls et 4 défaites, avec à la clé, un nouveau titre, celui de la Copa America en 2024.
Sans oublier de mentionner, qu’il y eut beaucoup de matches amicaux gagnés face à des équipes de second rang et surtout, pas de match non plus face à l’Espagne. L’Argentine a en effet beaucoup hésité et louvoyé sur les dates et le lieu de la Finalisima, nom donné au match entre le vainqueur de l’Euro (Espagne) et le vainqueur de la Copa America (Argentine). Ce test important a finalement été annulé. En Juin 2022, un tel match avait bien eu lieu, avec une belle victoire 3-0 de l’Argentine face à l’Italie.


Ainsi, 19 ans plus tard, Lionel Messi, bientôt 39 ans , sera bien présent, après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, SCALONI, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome, entre 2012 et 2014. Lionel Scaloni, joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, passé ensuite en Italie, avait été la grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu'il avait été nommé à la tête de l'Albiceleste, après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Jorge Sampaoli, dont il était l'adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu'entraîneur principal, il était alors considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de critiques acerbes, dont celle très célèbre de Maradona qui avait proclamé :" il n'est même pâs capable de règler la circulation".
Scaloni n'a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a remporté la suivante en 2021, avant d'être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd'hui, les fans et les journalistes n'hésitent plus à parler de la "Scaloneta", au lieu de l'Albiceleste !!
Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondèment humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d'un journaliste, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : " Il (Petkovic) ne faisait même pas jouer; j'ai un compte à règler avec lui", avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant : "c'est un excellent entraîneur et un personne que je respecte beaucoup".

La veille du match, Scaloni et Petkovic ont eu l’occasion d’échanger des amabilités personnelles réciproques en  même temps qu’ils expliquaient ce qu’ils attendent de cette confrontation.

Scaloni : « Nous sommes sereins avant d'affronter l'Algérie, une grande équipe qui nous préoccupe... Ce sera un bon test… Ils ont montré à la fois une bonne qualité technique et beaucoup de puissance physique… Ils ont joué avec une ligne de trois, de quatre...Petkovic change beaucoup, il est imprévisible... nous verrons bien comment ils évolueront demain. C’est une équipe qu’il faut respecter et qui nous rendra, à coup sûr, les choses difficiles.
Le premier match est important, pas décisif…Être champion du monde ne garantit rien. Mais nous arrivons à un bon moment" .

Scaloni a enfin confirmé qu’à l’exception du latéral gauche Tagliafico, tous les autres joueurs sont disponibles.

Petkovic : « Nous sommes prêts à affronter l’Argentine, l'un des grands favoris, championne du monde en titre et une des meilleures équipes de la planète, que nous respectons beaucoup…Nous ne sommes pas les favoris…Mais nous nous sommes bien préparés pour ce choc et pour les deux autres importants eux aussi...Tous les joueurs sont aptes à jouer ce sommet…Nous venons donc pour être compétitifs, pas pour faire de la figuration…L’Argentine  a la capacité de nous faire souffrir,  nous devons de ce fait être en mesure de gérer toutes les situations que le match pourrait nous imposer ».


2 heures, 4 heures et 3 heures du matin, tels vont être les horaires inhabituels que les fans algériens, loin des Etats Unis, auront à subir, pour les 3 matchs de ce groupe J ; les fans les plus défavorisés de la planète, juste devant les voisins tunisiens, selon un tableau publié il y a 2 jours. Ces fins de nuit quasiment blanches déboucheront-elles sur des petits matins agréables ??
Nous l’espérons !

Pour ce retour de notre sélection en Coupe du Monde après 12 ans d’absence, Petkovic a présenté un onze assez inédit. Zidane, Belghali, Mandi, Bensebaïni, Aït Nouri, Bentaleb, Boudaoui, Maza, Hadj Moussa, Gouiri, Chaïbi F., où l’on note les absences de  Mahrez et Amoura.
En face, Messi est présent et il le montre dès  la 5° minute, en faussant compagnie  à notre défense pour marquer facilement en coin. Mais il était hors jeu !
Réponse du berger à la bergère par Chaïbi, excellemment servi par Maza, et qui bat aisément Emiliano Martinez à raz de terre, à la 8° minute ; but également refusé pour hors jeu.
Le jeu est animé. Messi, complètemet seul, récupère un ballon plein axe. Il choisit de tirer de loin et suprend Luca Zidane mal placé. 17 minutes Argentine 1 Algérie 0

Conséquence, les algériens apparaissent soudain déroutés, manquant de discernement ; ils perdent des ballons faciles et ne font pas les bons choix.
Farés Chaïbi, le meilleur attaquant du côté algérien a beaucoup sollicité le ballon, il l’a obtenu et a forcé le gardien argentin à détourner en corner deux de ses tentatives.


En début de seconde période, les Verts s’activent un peu plus et essayent de porter le danger dans le camp adverse. Les efforts n’aboutissent pas, à cause d’un manque de percussion et de profondeur ; de bonnes intentions, mais il s’agit d’une activité assez brouillonne.
Les argentins, eux, sont plus directs, toujours sous l’impulsion  de Messi qui sert Lautaro Martinez, dont le tir sera stoppé par Luca Zidane, et voit ensuite sa propre tentative détournée en corner par le portier algérien.

Quelques instants, plus tard, à l’heure de jeu, Zidane sera malchanceux…Sur un puissant tir cadré de Mac Allister, il relâche, malheureusement la balle dans les pieds de Messi, lequel n’a plus qu’à la pousser dans les filets, signant ainsi son doublé de la soirée !
60 minutes Argentine 2 Algérie 0.

Petkovic effectue 3 remplacements avec l’entrée en jeu de Aouar, Mahrez et Amoura  à la place de Boudaoui, Hadj Moussa et Gouiri respectivement. Nos capés essayent  de réagir quelque peu,  trop peu, pour pouvoir inquiéter la défense de l’Albiceleste, encore moins pour influer véritablement sur le cours du match. La défense argentine est très compacte et solidaire et devant, le milieu est particulièrement efficace. Il s’ensuit que nos attaquants ne peuvent ni pénétrer dans la surface de vérité, ni même tenter leur chance de loin, si l’on excepte un tir non cadré de Aouar. Emilianio Martinez, restant bien protégé et tranquille dans ses buts.

Environ un quart d’heure avant la fin du match, Messi part de loin, dans l’axe, il s’appuie sur un partenaire sur le flanc gauche et se positionne afin de recevoir la passe en retour, ce qui se produit effectivement…D’une frappe sèche, il va inscrire son triplé de la soirée…
Pour les gens familiarisés avec le Messi du Barca et même celui de l’Inter Miami, il  s’agit là d’une action, répétée et réussie des dizaines de fois avec notamment la collaboration du latéral gauche Jordi ALBA…
76 minutes, Argentine 3 Algérie 0

Lors de cette soirée magique, il semble tout heureux ; il vient d’égaler le record de buts (16) que détient l’allemand Miroslav CLOSE. Le second record de la soirée après celui de 6 participations à la Coupe du Monde.
Deux minutes plus tard, il laissera sa place au jeune Nico Paz, pendant que Zerrouki et Boulbina entrent côté algérien en remplacement de Bentaleb et Maza.

Il ne se passera plus rien. Les joueurs algériens sont déçus, résignés mais ils se sont déclarés disposés à oublier cette soirée inconfortable pour se préparer convenablement aux deux rencontres qui les attendent, face à la Jordanie et l’Autriche.

On ne saurait terminer ce compte-rendu du match, sans revenir sur deux faits de jeu importants, car tombant sous le coup des Lois du Jeu, concernant le comportement antisportif et l’usage excessif de la force caractérisé.
Des fautes qui doivent être sanctionnées d’un carton jaune ou d’un carton ouge selon les deux cas de figure que je viens de citer et qui ont été ignorées par l’arbitre Marciniak.

En effet, à la 32° minute Messi charge brutalement Mandi par derrière, en s’essuyant les crampons sur son mollet. Une  faute est sifflée sans carton, sans consultation de la VAR.

Ensuite, à la 53° minute Maza bien lancé, évite Rodrigo De Paul, qui l’envoie à terre, au moyen d’un violent coup de coude à la nuque, plus qu’évident pour tous. Marciniak, une fois de plus, reste de marbre.

Mandi et Maza ne sont pas du genre à « en rajouter » en restant au moins 1 minute à terre se tordant de douleur. Leurs coéquipers n’ont pas accouru pour assaillir l’arbitre de leurs protestations, facilitant ainsi évidemment la tâche à Marciniak !!
En conclusion, la question que l’on ne peut s’empêcher de poser…Que se serait-il passé si les fautifs avaient été Mandi et Maza ??

Le score de 0-3 pourrait laisser penser à une domination écrasante de l’Argentine… il n’en fut rien. L’Argentine s’est imposée sans forcer son talent, en contrôlant le jeu et les espaces. La fiche technique du match est là pour indiquer que la possession a été en faveur de l’Algérie 53% / 47 %. Il en est de même pour le nombre de passes. Pour les tirs, 9 pour l’Argentine (dont 6 par Messi) contre 4 pour l’Algérie.
Les coups de boutoir de Lionel Messi ont créé le danger et assuré une victoire logique.


Réaction des sélectionneurs :

Lionel Scaloni : « Nous savions que ce serait un match compliqué. L’Algérie est une équipe solide qui nous a obligés à rester concentrés en permanence…Elle nous a posé des problèmes nous amenant à sortir de notre zone de confort et à effectuer des efforts de couverture défensive, inhabituels…Dans cette Coupe du Monde, n’importe qui, peut battre n’importe qui…Messi, cela fait 20 ans qu’il est le meilleur à chaque match ».

Vladimir Petkovic : « l’Argentine a été meilleure que nous. La différence de niveau était évidente…Nous avons commis beaucoup d’erreurs et leur avons laissé beaucoup d’espaces…Un premier revers n’est jamais décisif, nous avons notre destin entre nos mains. Messi n’est pas un joueur ordinaire, quand il est serein, il devient incroyable, il peut rendre les choses faciles et réaliser ce qui semble impossible ». 


Réaction des médias :

Etrangers :
Argentins :
tycsports.com : « L’Argentine réussit son premier pas avec un carton à l’Algérie et un festival de Messi »
olè.com.ar : « Le show de Messi avec 3 buts et un record mondial »
clarin.com : « Avec 3 buts d’un Messi énorme, l’Argentine cartonne l’Algérie et montre sa carapace de candidat à la victoire »
lanacion.com.ar : «  Un capitaine idéal, Messi suspend le cours du temps…Un nouveau score historique »
Autres :
onzemondial.fr : « L’Argentine torpille l’Algérie grâce à un Messi des grands soirs »
lequipe.fr : «  One, two, three…Viva Léo Messi »
afrik-foot.com : «  Un non match et un Messi en feu »
as.com : « Messi démolit l’Histoire »
ouest-france.fr : « Le triplé fou de Messi qui éteint l’Algérie »
africafootunited.com : «  Argentine 3 Algérie 0…M , M , Messi »
gazzetta.it :  «  Messi écrit l’histoire avec son triplé contre l’Algérie »


Algériens :
competition.dz : « Les Verts craquent face au génie de Messi »
dzfoot.com : «  Claro que Messi ! Messi nous a donné une leçon »
El Moujahid : « l’Algérie s’incline face à l’Argentine, mais garde intactes, ses chances de
qualification…Le Mondial  n’est pas fini » 
la gazettedufennec.com : «  Un revers doublement historique »
aps.dz : «  Les Verts chutent d’entrée, mais conservent toutes leurs chances »
El Watan : « Les Verts doivent se rattraper »



Aux dernières nouvelles et selon différentes sources, la FIFA aurait accepté la requête de la Fédération Algérienne à propos de l’arbitrage lors du match Argentine-Algérie et notamment les agressions décrites plus haut, dont ont été victimes Mandi et Maza. La FIFA aurait reconnu une erreur d’appréciation des arbitres chargés de la VAR et les aurait sanctionnés, pour n’avoir pas alerté l’arbitre central, ni demandé le visionnage des actions contestées.
    Quel type de sanctions ??
 J’utilise le conditionnel, parce qu’il n’y a pas eu de communiqué de la FIFA à ce sujet ; je suis d’ailleurs, pratiquement certain qu’il n’y en aura pas. Tôt ou tard, il y aura des « fuites ».
Pour l’instant, il reste à surveiller, si les noms du polonais Kwiatowski, du vénézuelien Soto et de l’émirati  Khadim réapparaissent ou non dans les listes des arbitres des matchs  à venir.

J’ai surveillé et le second match que j’ai pu suivre, Côte d’Ivoire -Allemagne, m’a fourni un début de réponse : le vénézuelien Juan Soto, était présent en tant qu’arbitre- assistant à la VAR. Je me répète : quel genre de sanction si  4 jours plus tard, Soto est de  nouveau appelé à officier ?? Ou alors, il s’agit de rumeurs sans fondement !

Cette sanction interne ne changera pas le résultat du match. C’est néanmoins une excellente mise en garde adressée à l’ensemble du corps arbitral, en vue de limiter, au maximum, les errements toujours possibles.


                                                                                               JORDANIE- ALGERIE

A l’instar de l’Algérie, la Jordanie a, elle aussi raté son entrée en cette Coupe du monde après une défaite 1-3, face à l’Autriche. Un état de fait qui fait de cette rencontre, un rendez-vous essentiel et crucial, une finale avant la lettre car le perdant sera très certainement éliminé.

Le bilan des confrontations entre l’Algérie et la Jordanie est très maigre. Il se résume à un seul match amical disputé à Annaba, en Mai 2004, qui s’était achevé sur un score nul (1-1).
Deux matchs avaient eu lieu en 1974 et 1988. Ils ne sont pas pris en compte, car il s’agissait d’une équipe de club, le Nasr de Hussein Dey, dans le premier cas au Tournoi Kuneitra en Syrie et de la sélection universitaire dirigée par feu Noureddine Saadi, lors de la Coupe Arabe de 1988 à Oman.

La Jordanie est un nouvel arrivant dans cette compétition mondiale. Depuis 2024, une Jordanie nouvelle s’est révélée, en réussissant une belle place de finaliste lors de la Coupe d’Asie des Nations, suivie d’une convaincante qualification dans sa zone asiatique, devant l’Arabie Saoudite et l’Iraq, notamment. Un gros morceau d’histoire qui s’écrit, après moult tentatives et des années de déceptions, dont une à l’ultime étape du barrage intercontinental, contre l’Uruguay, les voici présents, aux Etats Unis…
Un groupe compact et solidaire avec une bonne assise défensive et un impressionnant trio offensif , formé de Al Tamari, Naïmat et Olwan.

Tout de suite après la défaite face à l’Autriche, son actuel entraîneur, le marocain  Jamal SELLAMI  s’est exprimé :
« Naturellement, les deux équipes restent sur une défaite. Pour nous, le plus important est de récupérer de la fraîcheur physique. Aujourd’hui, nous avons fourni une prestation de haut niveau et je pense que nous avons désormais une expérience qui va nous servir pour le prochain match. Ce sera évidemment un match face à nos frères algériens, qui possèdent des joueurs de grand talent.  J’espère que nous serons au rendez-vous, que nous produirons un bon match et que le résultat sera bien meilleur que celui d’aujourd’hui. »
Depuis sa nomination à la tête des Al-Nashama, en 2024, Sellami a su maintenir l’unité d’un collectif bien rôdé. Il a en outre démontré qu’il était capable d’exploiter au mieux le potentiel de chaque joueur.

La période qui  a suivi la qualification, n’a pas été très joyeuse. En mars, la Jordanie a concédé deux nuls, sur le même score de 2-2 face au Nigéria et au Costa  Rica, des rencontres prévues à Amman et disputées en Turquie.
Ensuite en  Mai-Juin, la Jordanie asubi une défaite 1-4 , à StGall,face à la Suisse.Début Juin enfin,, à San Diego, nouvelle défaite 0-2, contre la Colombie.
Pour comble d’infortune, les jordaniens ont enregistré le forfait de Yazan A Naïmat et du jeune attaquant Ibraim Sabra..

Du côté algérien, Petkovic et ses hommes ont repris le travail, laissant deriière eux,  la mésaventure subie face aux champions du monde et mettant l’accent sur la nécessité de rattraper les points perdus, afin de pouvoir espèrer des jours meilleurs et sans doute avoir une explication finale, encore plus vitale face à l’Autriche .

Le match est programmé lundi à 20 heures, à Santa Clara , soit le mardi à 4 heures du matin, horaire algérien. Nos capés vont quitter les bonnes habitudes prises à Lawrence pour se rendre sur la côte Ouest des Etats Unis, à plus de 2000 km ! 2420 km : Ce nombre a été mis en relief par de nombreux médias algériens, comme s’ils allaient être franchis, à pied ou à bicyclette !!!
Par avion, en vol direct, cela représente 3h 50 …Une bagatelle, une promenade de santé, lorsque l’on a en mémoire les 10 heures de vol qu’ont eu à affronter nos joueurs, à chaquue fois, en allant au Mozambique, en Ouganda et au Botswana…afin de se qualifier pour la présente Coupe du Monde !! Autant ou presque d’ailleurs, à l’occasion  des qualifications pour la CAN, qui s’étaient déroulées simultanément.
Notre délégation prendra très probablement ses dispositions, afin d’être à pied d’œuvre 48 heures avant l’échéance. Ce voyage ne saurait donc constituer un désavantage ni un handicap.

Tout le monde prévoit du changement dans notre formation. Lequel ou lesquels  ?
S’appuyant sur les prestations respectives face à l’Argentine, chacun y va de son idée. Personne ne sait avec certitude. On aura peut-être des indices, la veille du match, lors des points de presse. Ou peut-être pas !
En attendant, ce dont nous sommes sûrs, c’est que les joueurs ont déjà effectué trois séances d’entraînement et aucune absence, ni forfait, n’est à déplorer.

Samedi après midi,  après une quatrième session, ils ont quitté leur confort de Kansas City, pour se rendre en Californie. Ils sont arrivés en début de soirée à l’aéroport de San José et sont restés fidèles à la même chaîne d’hôtels, en résidant au Signia Hôtel by Hilton San José.

San Francisco, San José, Santa Clara ???  Deux Saints et une Sainte !! Pour y voir clair voici ce qu’il faut savoir :

Le "Bay Arena Stadium" (officiellement appelé Levi's Stadium) est situé dans la ville de Santa Clara. Il se trouve dans la Silicon Valley, à environ 7 km au nord-ouest du centre de San José et à 65 km au sud de San Francisco.  C’est le stade où joue la fameuse équipe de football américain San Francisco 49 ers.

Les algériens sont à pied d’œuvre, les algériens aussi, après avoir quitté leur camp de base de Portland (Oregon) ) à 850 km de là !

Les deux entraîneurs ont satisfait à l’obligation de la conférence de presse d’avant match et ont pu donc exprimé leur point de vue :

Jamal SELLAMI : « 
Naturellement, les résultats du premier match ont été négatifs pour les deux sélections. Par conséquent, ce match est décisif : l’équipe qui l’emportera demain décrochera une qualification directe… Cela dit, un match nul pourrait laisser toutes les portes ouvertes. Personnellement, je m’attends à un match intense face à cette équipe algérienne. C’est une sélection forte et de qualité. Nous espérons être prêts et obtenir un résultat qui mettra en valeur nos compétences… Tous les joueurs sont animés par l’envie et l’ambition d’afficher notre meilleur visage demain. Et pourquoi pas écrire une nouvelle page d’histoire pour le football jordanien. »


Vladimir PETKOVIC : « Tous nos joueurs sont prêts pour le match de demain. Je ne suis pas d’accord pour dire que le match de demain est décisif. Il reste encore le match
contre l’Autriche, qui est aussi très important…Notre objectif est de nous qualifier pour le prochain tour, c’est pourquoi une victoire contre la Jordanie est très importante. Nous avons analysé notre adversaire et nous donnerons tout pour décrocher la victoire».

C’est évident, les deux coachs sont d’un avis contraire sur la qualification à donner à ce second choc du groupe. Décisif ou pas décisif. L’avenir nous dira qui avait raison !

On peut aussi se poser la question suivante : Petkovic prépare-t-il  à une possible déconvenue ou bien, cache-t-il  simplement son jeu ?
Ajoutons qu’il n’a pas répondu aux rumeurs qui laissent entendre que Amoura est forfait, en vue de ce match !

Voici, par ailleurs quelques titres de la presse jordanienne :

Jordan News :
"Coupe du Monde 2026 : La Jordanie n'a plus le droit à l'erreur face aux Fennecs.
Al-Rai : "Soutien royal : Le Roi Abdallah II exhorte les Nashama à tout donner face à l'Algérie.
Al Ghad : "Une finale avant l'heure : Le onze national veut surprendre l'Algérie.
Kooora (édition jordanienne) : "La Jordanie et l'Algérie dans un duel sous haute tension pour rester en vie au Mondial.
Al-Mamlaka TV : "Le tournant décisif : La Jordanie face à l'Algérie pour l'Histoire et la survie."

Et en face ceux de quelques médias algériens :

El Watan :
« Un match décisif pour les Verts ; ça passe ou ça casse »
El Moudjahid : « Les Verts décidés à relever le défi . Les Verts jouent gros à San Francisco »
compettion.dz : « Un match pour rester en vie »
dzfoot.com : « L’heure du réveil a sonné »
aps.dz : « 
Face à la Jordanie, les Verts appelés à imposer leur jeu et retrouver leur efficacité »
la gazettedufennec.com :  « Les Verts prêts à rugir »

Chacun a sa manière pour exprimer ses sentiments avant cette rencontre, mais je dois dire que je n’aime pas cette atmosphère d’attente, trop ardente, trop fervente, où l’on en arrive à évoquer la vie et la survie. Je trouve cela excessif et inopportun !
Il me revient à l’esprit le titre tout aussi  déplacé, utilisé par un journaliste algérien, à la veille d’un match de qualification, face à la Tunisie en 1968 :  
           
« Le match à gagner à tout prix, le match de la survie» .
En l’occurrence, la sélection algérienne n’avait pas vaincu…elle a tout de même survécu !


Les deux équipes entameront leur duel de Santa Clara, en connaissant parfaitement le résultat du match Argentine - Autriche qui débutera 10 heurs plus tôt !! Ce n’est pas négligeable.

C’est l’arbitre slovène Slavko VINCIC qui dirigera le match, assisté de deux de ses compatriotes.

Pour son onze, Petkovic a finalement opté pour deux changements seulement par rapport au match précédent. Zerrouki remplace Bentaleb et Mahrez retrouve sa place au détriment de Hadj Moussa. Amoura étant officiellement forfait, au moins 2 semaines, pour blessure, voici donc la composition de départ, choisie par Petkovic :
Zidane – Belghali – Mandi – Bensebaïni – Aït Nouri – Zerrouki – Boudaoui – Maza – Mahrez Gouiri – Chaïbi.
Deux changements par rapport au match contre l’Argentine. Zerrouki remplace Bentaleb et Mahrez retrouve le terrain au détriment de Hadj Moussa.

Peu ou pas de choix pour ces deux équipes battues lors de leur premier match : il faut relever la tête et obtenir un résultat positif.
Les Verts amorcent un bon départ, mais malheureusement, comme c’est souvent le cas, sans pouvoir concrétiser , puisqu’à  la 20° minute Mahrez, bien lancé en profondeur, dans le dos de la défense,  se retrouve seul face au gardien de but.
De manière inexplicable, il cafouille et se montre incapable de profiter de cette occasion idéale d’ouvrir le score.
C’est ensuite Amine Gouiri qui passe en revue la défense jordanienne, mais son tir écrasé ne représente aucun danger.
Notre sélection continue dans la bonne voie en offrant, à Mahrez, à la 32° minute, une nouvelle occasion impayable, un second duel qu’il va perdre face au gardien de but.
Pour un technicien de son rang, rater des opportunités pareilles, nous a semblé très étrange.
Le très éloquent gros plan de la  télévision de son visage n‘avait point besoin de mots pour traduire le doute et la perplexité qu’il ressentait en ces moments précis.
Les jordaniens recroquevillés en défense, lancent des raids sans effet, grâce à Moussa Al Tamari et Ali Olwan.
Mais ils  insistent et à la la 36° minute, profitant d’une bévue de Zerrouki, qui rend le ballon aux Jordaniens, ces derniers ne vont pas se faire prier, pour partir en contre et en 3 passes, permetttre à Nizar Al Rashdan , de tromper Zidane en coin . 36 minutes, Jordanie 1 Algérie 0.

Ce but inattendu est très mal accepté par les joueurs algériens qui perdent leurs repères et font n’importe quoi. Ils seront sauvés par les maladresses des jordaniens et surtout par la fin de la première période.   

A la reprise, Petkovic fait entrer Bentaleb et Benbouali, à la place de Zerrouki et Boudaoui.
Les Verts semblent avoir « digéré », car ils repartent à nouveau de l’avant, avec de nouvelles intentions offensives. Tour à tour Mahrez, Maza et Chaïbi réussissent des frappes qui n’inquiètent pas Abu Alia, le portier jordanien.

Le schéma jordanien, contres rapides, n’a pas évolué, mais sans réel danger pour notre sélection, qui poursuit sa pression haute et obtient corners sur corners.
 Ils vont être récompensés de leurs efforts, à la 69° minute, sur une de ces balles arrêtées, bien exécutée de la droite par Mahrez. Benbouali, bien placé, saute plus haut que tout le monde, pour envoyer le ballon dans les filets d’un beau coup de tête rageur. Coaching gagnant de Petkovic !
69 minutes, Jordanie 1 Algérie 1.
 Ce but égalisateur transfigure totalement les Verts qui ne quittent plus le camp jordanien, exercent une pression incessante, s’essayent une nouvelle fois par Chaïbi et encore Maza.

L'incorporation de Hadj Moussa, lors du dernier quart d'heure, va apporter plus de vivacité offensive. La décision se fera d'ailleurs à l’occasion d’un énième corner, bien servi par Hadj Moussa, légèrement dévié par Bensebaîni et que Gouiri reprend de volée, au nez et à la barbe de Abu Laila …Célébrations, accolades et embrassades, mais tempérées par un soupçon de hors jeu… Soupçon dissipé quelques minutes plus tard, à la suite de la consultation de la VAR.
82 minutes, Jordanie 1 Algérie 2
 
Les algériens sont aux anges, les jordaniens accablés, ne réagissent plus. Le slovène Vincic siffle  la fin de ces débats, aux développements bouillants et trépidants.

La Jordanie avait ouvert le score et semblait avoir le match en mains. Mais l'Algérie a tout renversé et évité le désastre, avec 72 % de possession contre 28% et 18 tirs tentés. Une domination assez commode qui induit que la qualification demeure parfaitement envisageable pour les Verts. Leur sort est entre leurs mains, avant la « finale » face à l’Autriche ! La Jordanie est éliminée !

                             C'était là, la 300° victoire de notre sélection, toutes compétitions confondues !

Réaction des sélectionneurs :

Jamal Sellami : « « C’était un grand match face à une grande équipe…Ils ont un joueur, Maza, qui reste un élément exceptionnel. Je pense que c’est le seul joueur qui nous a posé des problèmes.  Aujourd’hui, notre équipe a fait un grand match, et je suis fier de la prestation de mes joueurs.
Pour l’instant, l’amertume de la défaite est grande, car le match méritait un meilleur sort.
Quand on voit à quel point l’équipe d’Algérie est heureuse d’arracher la victoire face à nous sur deux corners, cela nous remplit de fierté. Félicitations à eux.

Vladimir Petkovic : « Je suis satisfait du résultat mais
nous n’avons encore rien accompli. La qualification n’est pas assurée. Il nous reste une rencontre décisive face à l’Autriche…Nous avons été sanctionnés sur quelques erreurs en première mi-temps. Cela fait partie du football et il faut savoir gérer ce genre de situations »
Ce qui m’a  plu aujourd’hui, c’est la réaction des joueurs après avoir encaissé ce but. L’équipe n’a pas perdu son calme et a continué à croire en sa capacité à revenir dans le match. Nous avons contrôlé le match, créé de nombreuses opportunités et je pense que cette victoire est méritée »

Réaction des médias :

Etrangers :
lequipe.fr : « L’Algérie en quête de confiance, après sa victoire face à la Jordanie en vue de sa finale pour la 2° place contre l’Autriche »
ouest-France.fr : «  Gouiri délivre une Algérie balbutiante face à la Jordanie éliminée du Mondial »
rfi.fr : « L’Algérie renverse la Jordanie et reste encore en course pour les 16° de finale"
france24.fr: L'Algérie encore en vie après sa victoire face à la Jordanie"
tycsports.com: "L'Algérie élimine la Jordanie et jouera face à l'Autriche pour la 2° place"
lanacion.com.ar : " LAlgérie en fête. Elle a retourné la situation dans un duel compliqué avec la Jordanie et elle offre la première place du groupe à l'Argentine"
afrik-foot.com: Avec son coaching gagnant, Petkovic a su corriger ses erreurs initiales pour s'offrir une finale avec l'Autriche"
gazzeta.it : " Gouiri, l'attaquant de Marseille, offre aus Fennecs, le but de la victoire, en fin de match...Zidane Junior, toujours hésitant"
africafootunited.com: " La révolte des joueurs algériens...Deux balles arrêtées sauvent les Fennecs"

Algériens :
dzfoot.com : " OUF ! La 3° place assurée !"
competition.dz: " Les Verts renversent la Jordanie et se relancent"
aps.dz: " L'Algérie renverse la Jordanie et de relance dans la course à la qualification"
lagazettedufennec.com : " Verts pâles, mais en vie !"

El Moudjahid : Les Verts retrouvent la grinta en attendant l'Autriche"
El Watan : " Une victoire qui renforce l'espoir de qualification"
Botola : " Remontada qui maintient l'équipe en vie"
Derby : " L'Algérie a signé une victoire précieuse face à la Jordanie"


                                                                                       ALGERIE – AUTRICHE

21 Juin 1982, la date de la toute première et unique rencontre entre l’Algérie et l’Autriche.
27 Juin 2026, la seconde, plus de 44 ans plus tard et de nouveau en phase de groupes de la Coupe du Monde.
Je crois que de nombreux algériens s’avéreraient incapables de vous parler de ce match de 1982 .  Mais ils savent tous, tout, sur un autre qui a suivi, dans le même groupe entre l’Autriche et la RFA, lequel a fait couler beaucoup d’encre et de salive…
J’ai suffisamment discouru sur ce sujet dans le chapitre 4 de ce Parcours de l’équipe nationale d’Algérie…pour n'avoir pas à y revenir .
Après une victoire retentissante contre la RFA, championne d’Europe en titre, nos capés avaient piètrement baissé pavillon 0-2, face à une équipe autrichienne, plus que prudente, qui a su parfaitement utiliser les contres pour prendre en défaut notre équipe qui n’avait pas renouvelé sa prestation face aux allemands.

Voici donc l’Autriche, de retour en Coupe du Monde après une si longue absence (1998), qui se dresse sur le chemin de notre sélection, dans un troisième match du groupe, un match décisif mais qui pourrait aussi recevoir la qualification de match piège, après l’euphorie de la difficile victoire algérienne contre la Jordanie.
Depuis le tirage au sort des groupes en Décembre, chacun se doutait un peu, que ce match pouvait être déterminant.  Avant le match avec l’Argentine, le coach Petkovic n’a eu de cesse de répéter qu’il resterait deux matchs…

  Interrogés par un quotidien algérien, Compétition, trois anciens joueurs internationaux, présents à l’époque, en 1982, ont exprimé leur point de vue sur ce match.

Salah Assad : « Ne vous vengez pas, faites seulement votre match. Que les joueurs d’aujourd’hui écrivent leur histoire en jouant pour se qualifier »
Chaabane Merzekane : « On ne peut pas revenir 40 ans en arrière.  Il faut rester concentrés sur son sujet et faire son match, pour ne rien regretter »
Noureddine Kourichi : « On nous avait trahis et éliminés, nous un pays qui avait 20 ans d’âge… Je serai l’homme le plus heureux du monde, si, Dimanche, l’Algérie battait l’Autriche. Je ne parle pas de vengeance, je veux juste que l’on batte l’Autriche dignement ».
Rabah Madjer : « …Laissons le passé au passé, ce qui compte c’est le présent et l’avenir…Nous devons aborder ce match pour le gagner et passer au second tour »
a-t-il confié à la chaîne arabe MBC.

Ce match est bien entendu très important. Le vainqueur occupera la seconde place qualificative et est programmé pour affronter ensuite, le 1er du groupe H, très probablement, l’Espagne.  Le vaincu devra attendre…ou peut-être pas ??
Cependant, ce match revêt un caractère très particulier. Il sera le dernier de la phase de groupes, autrement dit, en ayant ample connaissance des résultats des autres sélections.
 
Malgré le système de qualification sophistiqué mis en place par la FIFA, pour les 1/16° de finale, il sera ainsi tout à fait possible pour l’Algérie et l’Autriche, de savoir, avant de jouer, quel serait le meilleur résultat pour chacun d’entre eux…Une situation, il faut le reconnaître aussi cocasse qu’extravagante !! Un état de fait que les ordinateurs les plus perfectionnés n’ont jamais envisagé.  Une occurrence déplaisante qui rappellerait aussi de très mauvais souvenirs !

Et beaucoup ne se sont pas gênés pour l’évoquer… à leur manière. Je ne lis pas l’allemand, mais je suis très familier de la langue espagnole, par l’intermédiaire de ses médias, que je consulte quotidiennement.
Et c’est ainsi que ce vendredi matin, 26 Juin, j’ai pu trouver dans les colonnes du site sportif, madrilène as.com , des informations intéressantes  de médias de langue allemande : 

Blick (quotidien  suisse) :« L’Autriche, se laissera-t-elle battre afin d’éviter l’Espagne » ?

As précise : « Une situation qui n’est pas rejetée en Autriche ; elle est même développée par d’autres moyens de communication importants tel le site autrichien Sky Sport » : 

«  Une troisième place ne serait-elle pas plus attractive pour la sélection autrichienne ??

De son côté GMX. at. (portail web autrichien) estime en titre : « Situation absurde pour l’Autriche : pourquoi une défaite face à l’Algérie pourrait être meilleure. Devrions-nous perdre délibérément de façon à nous faciliter les choses pour la suite du tournoi ? Cela paraît aberrant, mais c’est le résultat du format compliqué adopté par la FIFA. Une défaite nous permettrait d’éviter l’Espagne ».
       Merci as.com :   C’est clair, net et sans aucune retenue !

as.com, achève son article par l’évocation de cette situation par la BBC (langue arabe) qui, pour sa part, pose ainsi la question :
« Le match entre l’Algérie et l’Autriche, sera-t-il une revanche pour le scandale de Gijon ou une manœuvre pour éviter l’Espagne ?

tycsports.com, média argentin s'est, lui aussi, mis de la partie : " L'Algérie peut se venger de l'embarrassant scandale qui obligea la FIFA à changer les règles du Mondial".

Une conclusion inévitable. Même en connaissant tous les résultats et les différences de but, cela s’avère être une gymnastique des plus difficiles. En effet, décider de perdre volontairement face à l’Algérie, signifie que l’Autriche, avec ses 3 points et sa goal-différence 3/3 = 0, compte figurer parmi les 8 meilleurs troisièmes. Or, dès le premier but encaissé, cette GD devient négative, soit -1 , -2 etc…
A partir de quand, il y a risque d’élimination ?
Formulée autrement, la question devient : A partir de combien de buts, l’Algérie doit    s’arrêter de marquer ?  
  Et de tout cela découle, en définitive, une monstrueuse insinuation, l’Algérie serait complice de cette machination !
        Spéculer et fabuler, ça ne coûte pas un centime. Mais peut jeter des doutes !
Francis Bacon l’avait affirmé, il y a plus de 5 siècles « Calomniez ! Calomniez !... Il en restera toujours quelque chose ».

La veille du match, les journalistes ne manqueront pas d’interroger les deux sélectionneurs sur cette éventualité d’entente cordiale plus qu’embarrassante.

Revenons au football pour rappeler que, tout comme l’Algérie, dans la zone Afrique, l’Autriche, elle aussi, s’est qualifiée en terminant première de son groupe européen. Depuis lors, elle a collectionné les victoires en matchs amicaux en triomphant du Ghana 5-1 et de la Corée du Sud 1-0, au mois de Mars, avant de conclure, 1-0 face à la Tunisie, début Juin.
J’ai vu ce dernier match et ceux contre la Jordanie et l’Argentine. Voici mon avis.

C’est un ensemble qui ne va manquer, ni de dynamisme, ni de volume physique. Cela compense énormément le bas niveau de talent et de créativité, chez la majorité de ses individualités. Mais c’est le genre d’adversaire qui peut poser des problèmes, si on ne l’affronte pas avec intensité, de façon ordonnée et avec une grande concentration. L’Autriche est capable, en quelques secondes, de pénaliser un rival inattentif ou dans un mauvais jour.

Depuis 2022, cette sélection travaille sous la direction de l’allemand Ralf Rangnick, bientôt 68 ans et qui a débuté sa carrière d’entraîneur, en 1983, à l’âge de 25 ans. Il est devenu un maître tacticien reconnu et respecté, jusqu’à être surnommé Herr Professor. Il est réputé avoir beaucoup influencé Jurgen Klopp, Julian Nagelsmann et Thomas Tuchel.

Voici sa déclaration d’avant-match :
 « L'Algérie a réalisé une bonne prestation face à l'Argentine. Pour la battre, il faut être à son meilleur niveau. L’Algérie est un adversaire techniquement très fort qui va également nous imposer un défi physique de taille. Nous allons préparer l’équipe en conséquence. Nous avons bien analysé son jeu et nous aborderons cette rencontre avec l'objectif de la gagner…Les rencontres face à la Jordanie et à l'Argentine étaient différentes, mais le match contre l'Algérie est décisif et nous ferons tout pour le remporter…L'Algérie est une équipe forte, surtout sous la direction de Petkovic. Sa défense est très solide et il n'est pas facile de marquer contre elle.
Jouer en dernier est un avantage, pour autant, nous n'allons pas chercher le match nul. Il faut gagner...
Le match de 1982 fait partie du passé ! Je ne pense pas que ce qui s'est passé en 1982 aura une quelconque influence sur cette rencontre ».

A son tour, Vladimir Petkovic a déclaré : « Amoura ne sera pas présent face à l’Autriche, tout le reste de l’équipe est prêt.  Nous allons affronter un grand adversaire qui a ses forces et ses faiblesses. Nous devons être très réalistes dans notre jeu pour pouvoir gagner ce match. Nous avons notre style de jeu, nous allons essayer de l’imposer à l’Autriche. C’est un match très important, décisif pour la qualification. Il arrive au bon moment.Nous voulons montrer notre meilleur visage et jouer notre match sans penser à l’Espagne. Nous devons rester concentrés sur notre propre performance et profiter de toutes les occasions qui se présentent. Nous voulons aller le plus loin possible dans cette Coupe du Monde. On doit compter sur nous-mêmes et gagner ce match face à l’Autriche pour éviter tout calcul. Je tiens à ce que les joueurs me confirment demain, leur montée en puissance ».

Comme on s’y attendait, les deux sélectionneurs ne parlent que de victoire. Il n’y a pas de place pour les calculs, ni pour une entente cordiale.

Tout cela n'empêche pas les spéculations et les rumeurs, lequelles se basent sur le match nul 0-0, entre le Paraguay et l'Australie, ainsi que l'autre match nul 1-1 entre le Japon et la Suède, des résultats qui arrangeaient les 4 équipes et conduisent à leur qualification, sans fracas ni scandale.

L'arbitrage de ce match a été confié à un trio ouzbek, conduit par Mr Ilgiz Tantashev, qui, jusqu'à présent, n'a dirigé que le match Ecosse -Maroc.

Le onze de départ présenté par Petkovic comportait à nouveau, des changements, 4 au total.
Dans les buts, Oussama Benbot est préféré à Zidane ; il est  assisté en défense par Belghali, Mandi, Bensebaïni et Hadjam. Le milieu est occupé par Bentaleb, Chaïbi et Maza. Mahrez, Gouiri et Aouar complètent le groupe.

Durant presque la moitié de la première période, les débats sont très équilibrés, sans qu'aucune des deux équipes semble vraiment se livrer à fond !
L'llustration, pourrait-on dire de ce proverbe populaire algérien : " Boussadia a peur du chien et le chien a peur de Boussadia".
Sans toutefois oublier de mentionner, dès la 11° minute, le violent coup de coude reçu par Mandi de la part de l'attaquant Arnautovic, qui aurait dû être sanctionné par un carton rouge et non un simple carton jaune.

La fin de ce festival attentiste prendra fin sur une longue passe en profondeur de David Alaba, destinée à Arnautovic. Bensebaïni ne sait pas comment gérer cette balle haute qui le surprend. Seconde erreur, celle du gardien Benbot, qui réalise une demi-sortie timide , arrive à toucher légèrement le ballon, qui tgermine néanmoins sa course dans les filets. Une défense de débutant. Du vrai bricolage de la part du gardien. Une douche glacée!
28 minutes, Algérie 0 Autriche 1

Une douche glacée qui va figer les nôtres pendant quelques minutes, jusqu'à la 32°, quand le très offensif latéral Belghali, tente sa chance; mais son tir rate le cadre ... Le milieu des Verts se reprend et combine bien avec les attaquants. Une belle action offensive s'achève par un excellent tir de Chaïbi, qui, maheureusement est renvoyé par le poteau gauche du gardien Schlagger. On jouait la 39° minute environ, l'égalisation est ratée de peu.
L'élan offensif des algériens se poursuit avec cette passe de Mahrez pour Maza, qui se retourne et tire dans les bras de Schlagger, sorti à sa rencontre dans la zone des 6 mètres. Maza, de nouveau et sur action personnelle, s'échappe, mais son tir du pied gauche ne trouve que le petit filet extérieur.

Les efforts algériens trouveront bientôt leur récompense, à l'occasion d'une action plutôt confuse près du poteau de corner droit. Mahrez en lutte avec le latéral gauche Mwene, voit le ballon revenir en jeu, après avoir heurté le poteau ; un carambolage favorable, dont il ne va pas pouvoir profiter, puisque Mwene va le retenir par la jambe, en l'envoyant à terre . Une très grosse faute, que l'arbitre a la bonne idée de ne pas sanctionner, en laissant l'avantage à Belghali tout proche. Ce vdernier s'empare du ballon et file vers les buts, le long de la ligne de fond . Il réussit deux crochets et du pied gauche,fusille proprement le gardien Schlagger. L'égalisation méritée était acquise. 45 minutes, Algérie 1 Autriche 1

La seconde période est entamée de manière plus animée, avec des tentatives réciproques qui ne sont pas menées à bien. C'est pourtant bien l'Autriche, au terme d'une offensive éclair, qui va porter le premier coup par Sabitzer, bien servi, face à Benbot et qui ne lui laisse aucune chance.
54 minutes, Algérie 1 Autriche 2.

Voici donc, nos algériens, une nouvelle fois à courir après le score. Mais ils ne renoncent pas et 6 minutes plus tard,à l'issue d'une belle action personnelle, Aouar, sur le flanc gauche, se débarrasse de tous ses adversaires, avance le long de la ligne de but, avant d'offrir, à Mahrez, sur un plateau, le but de l'égalisation. Son premier but en équipe nationale depuis Décembre 2025. 60 minutes, Algérie 2 Autriche 2.

Trêve des confiseurs, consciente ou inconsciente, on ne le saura jamlais. Toujours est-il, que pendant une bonne dizaine de minutes, rien ne se passe.
Les défenseurs algériens, multiplient passe sur passe ,entre eux et avec les joueurs du milieu, les autrichiens observent sans rien tenter...

Petkovic procède à 3 remplacements. Belaïd remplace Gouiri... Hadjam cède la sienne à Aït Nouri et Smaïl Chergui succède à Belghali. Notre sélection joue désormais avec 3 défenseurs axiaux. Le calme, frisant l'ennui, se poursuit. Le nul semble satisfaire les algériens et autrichiens tous deux assurés, de leur qualification.

Il faut tout de même souligner deux tentaives de perçée en profondeur, des nôtres par Maza, puis par Chaïbi qui ne sont pas parachever. La troisième, sera la bonne, quand Aouar reçoit la balle, se retourne aussitôt pour lancer idéalement Mahrez, qui va conclure victorieusement, du pied droit.
Depuis 3 minutes , nous étions dans le temps additionnel ...93 minutes, Algérie 3 Autriche 2.

Doublé de Mahrez, son 7° avec l'équipe nationale, le 3° de l'Algérie, en Coupe du Monde après Assad (1982) et Djabou (2014).

Une lente et longue action collective qui apparaissait tout à fait vaine et improductive et qui s'avhève en buit. Le lendemain, un média algérien nous apprend que ce 3° but algérien est arrivé au terme de 109 passes...Tout simplement un nouveau record en Coupe du Monde qui dépasse de 74 passes, le précédent, détenu depuis 2022, par l'Angleterre et Jack Grealish.

La première fois que l'Algérie prend l'avantage au score dans ce match. Un tel résultat confirme la qualification de l'Algérie et élimine l'Autriche.

Une Autriche qui, bien entendu, ne l'entend pas de cette oreille ! Puisqu'après un ultime remplacement et un coaching génial, elle va égaliser. Sur un rapide centre de la gauche, la défense algérienne déconcentrée et mal placée, est lobée. Grigoritsh remet au centre vers le nouvel entrant Kalajdzic, lequel et de la tête, égalise. Le temps additionnel est consumé....Algérie 3 Autriche 3.
j'avais écrit plus haut, avant le match...l'Autriche est capable en quelques secondes , de pénaliser un rival inattentif... C'est exactement ce qui s'est passé pour les buts encaissés par notre sélection ! C'est regrettable !

Fin d'un match-course-poursuite, très serré jusqu'au coup de sifflet final. Un match disputé, spectaculaire, resté incertain de bout en bout .

L'Autriche n'est pas éliminée, mais ....elle rencontrera l'Espagne qu'elle auriai voulu éviter. L'Algérie, de son côté hérite de la Suisse...à Vancouver !

Notre défense, gardien compris, n'a pas rempli son rôle. Les satisfactions, Mahrez, auteur du doublé, grâce à Aouar, l'homme aux 2 passes décisives, la surprise du chef. Enfin, il faut mentionner un Chaïbi omniprésent, devenu polyvalent ! Joueur utilisé dans 3 postes différents en 3 matchs et qui remplit son rôle avec intelligence et dévouement à chaque sortie. Il est à saluer !

            Pour terminer signalons que ce match était le 100° que Mahrez et Mandi disputaient ensemble.


Réaction des sélectionneurs :

Ralf Rangnick : « Pour être honnête, je n’ai pas les mots. Je crois que je n’ai jamais rien vécu de tel. Nous étions menés 3-2 alors que le temps réglementaire était pratiquement écoulé, mais nous avons réussi à revenir dans le match. Pour l’instant, nous sommes simplement heureux. Cela fait maintenant près de 40 ans que je suis entraîneur, mais je ne me souviens pas avoir vécu un match au scénario aussi dramatique, et surtout aussi inattendu.
Je ne peux pas m’imaginer qu’une majorité de l’équipe algérienne préférait affronter l’Espagne, plutôt que la Suisse. Pour nous, les calculs étaient simples : c’était la qualification ou la porte. Notre adversaire est désormais l’Espagne, et nous attendons ce match avec énormément d’impatience.
»
Nous avons affronté une très forte sélection algérienne. C’est une équipe qui joue pratiquement comme une sélection européenne, malgré son appartenance au continent africain.
 Elle avait réalisé une bonne prestation face à l’Argentine malgré la défaite, et elle affiche toujours un très bon niveau sous les ordres d’un entraîneur comme Vladimir Petkovic ».

Vladimir Petkovic
 : « Je pense que nous avons prouvé notre volonté de l’emporter. Ce qui est fait est fait. En fin de compte, je pense que ce résultat est bénéfique pour tout le monde.  Notre qualification pour les seizièmes de finale est désormais assurée. Je tiens à féliciter tous les joueurs, un par un. Ce match a été totalement fou. Je trouve que nous avons eu le mérite de revenir au score à deux reprises. Ce que nous avons produit en première mi-temps est le fruit d’un formidable travail d’équipe.
Comme je l’ai dit aux joueurs : savourons et célébrons !

Je suis ravi de voir que c’est le football qui a triomphé aujourd’hui. Il y a eu des phases de gestion,des moments où les deux équipes étaient plus attentistes ce qui est tout à fait naturel et fait partie du football, mais c’était une rencontre fantastique. »
A propos des retrouvailles avec la Suisse :
Après un match aussi intense, je n’ai pas encore eu le temps de me projeter pleinement sur notre prochain adversaire. La Suisse est une équipe très forte, qui a répondu présente lors de toutes les dernières grandes compétitions. C’est un bloc solide. Je connais leur style de jeu, même s’ils ont évolué.
Pour l’instant, la priorité est de bien récupérer puis de se remettre au travail pour préparer au mieux cette affiche.
Je suis ravi de voir que c’est le football qui a triomphé aujourd’hui. Un score de 3-3 résume parfaitement la physionomie de ce match. Il y a eu des phases de gestion,des moments où les deux équipes étaient plus attentistes ce qui est tout à fait naturel et fait partie du football, mais c’était une rencontre fantastique. »


Réaction des médias :
Etrangers :
onzemondial.fr : «  Algérie - Autriche, un nul spectaculaire et décisif »
rfi.fr : «  Scénario renversant entre l’Algérie et l’Autriche »
lequipe.fr : «  Accélération des Fennecs puis déconcentration et regrets »
ouest-France.fr : «  Après une fin de match folle, Algérie et Autriche rejoignent les 1/16° de finale »
africatopsports.com : «  L’Algérie qualifiée, Mahrez en état de grâce »

Algériens :
competition.dz : «  L’EN assure l’essentiel et se hisse en 1/16° de finale »
dzfoot.com : « Direction les 1/16° »
aps.dz : « L’Aventure continue pour les Verts »
El Watan : Mahrez le génial fait rêver les Algériens »
Derby : «  Les Verts au second tour pour la 2° fois de leur histoire »
El Moudjahid : «  Le rêve américain continue »
Botola : « Rendez-vous : La Suisse au Canada »

Autres réactions :
Gianni Infantino : « C’était un match incroyable. Il n’y a que le football pour susciter et offrir tant d’émotions. L’Algérie et l’Autriche ont livré un match historique. C’est ce genre de moments qui font que la Coupe du Monde de football est le plus grand événement sportif sur terre »

Zlatan Ibrahimovic : «  C’est la beauté du football »

Murat YAKIN, sélectionneur de la Suisse, le soir de la qualification de l'Algérie.
"C'était une rencontre très intéressante, avec une fin très animée. Ce sera l'occasion de retrouver Vlado, que je connais de nos années en Suisse. Nous nous réjouissons de cette rencontre".



                                                                                        

                                                                                                SUISSE – ALGERIE


Pour la seconde fois en 5 participations, voici notre sélection qui passe au second tour, en l’occurrence, au stade des 16° de finale. En 2014, en raison du nombre inférieur de pays participants, ce fut une accession aux 1/8° de finale, un échelon plus haut !
L’adversaire sera la Suisse, jamais rencontrée en match officiel, mais qui nous a battus deux fois, à l’occasion, de deux matchs amicaux.

Le premier, le 30 Novembre 1983, à Alger, victoire 2-1 de la Suisse. L’Algérie avait ouvert le score à la 22° minute par Ali Bencheikh, mais la Suisse avait égalisé à la 35° minute et  ratifié sa victoire à la 89°, par l’attaquant Hermann. Il est bon de noter qu’il s’agissait là, à Alger, du premier match d’une tournée africaine qui s’est poursuivie avec deux défaites face à la Côte d’Ivoire ( 0-1) et au Zimbabwe (2-3) et s’est achevée sur un nul au Kenya ( 0-0).

Le second match amical eut lieu à Genève le 6 Mai 1986, avec une nouvelle victoire de la Suisse, signée dès le premier quart d’heure par 2 buts de Hermann (8’ et 14’), de nouveau présent et  buteur !
Une désagréable défaite de l’Algérie, juste 1 mois avant le départ pour la Coupe du Monde 1986 au Mexique. Une Coupe du monde pour laquelle la Suisse n’était pas qualifiée !

Tout cela est très ancien…..Ce qui est plus récent, c’est que notre actuel sélectionneur,Vladimir Petkovic, né à Sarajevo (ex-Yougoslavie), possède également la nationalité suisse et, détail encore plus saisissant, il a dirigé la NATI, l’équipe nationale suisse, pendant 7 ans, entre 2014 et 2021. De nombreux joueurs, passés sous ses ordres, sont encore présents au sein du groupe de 2026 ! Une situation singulière et peu fréquente.

Dans cette Coupe du Monde 2026, la Suisse a terminé en tête du groupe B, en débutant par  un nul étonnant (1-1) face au Qatar, battant ensuite la Bosnie et le Canada !  

Le match est programmé à 20 heures locales à Vancouver, c’est-à-dire à une nouvelle heure impossible (4 heures du matin) pour les supporteurs en Algérie.
Pour la sélection ce sera un nouveau voyage de 3 heures 40, de Kansas City vers l’extrême partie occidentale du Canada.
A quelques minutes près, la même distance que la Suisse aura parcourue pour venir de San Diego.
Si l’on veut parle de léger avantage, il faudrait mentionner que la Suisse aura bénficié de 7 jours de repos et l’Algérie de 4 seulement.

C’est un trio d’arbitres argentin, conduit par Mr Yael Falcon Pérez qui dirigera ce match . Il a précédemment arbitré deux matchs en phase de groupes : Suède -Tunisie et Mexique- République tchèque.

Que pensent les deux sélectionneurs de cette rencontre ? Voici leur avis exprimé la veille du match.

  V. Petkovic :
« Ce sera un Suisse – Algérie, pas un duel entre Murat Yakin et moi… J'ai regardé leurs matchs avec beaucoup d'attention et j'ai apprécié leur travail. J'ai d'ailleurs échangé avec plusieurs joueurs suisses hier encore. Je suis heureux de les retrouver.

Nous voulons continuer dans cette compétition. Nous devons encore progresser, notamment dans notre organisation collective et dans la communication entre les joueurs.
Il n'existe aucun match facile en Coupe du monde. Quel que soit l'adversaire, il y a toujours des difficultés. Nous savons que la Suisse part favorite, mais nous ferons tout pour obtenir notre qualification.
Si nous parlons des longs voyages, nous cherchons des prétextes. Toutes les équipes ont voyagé. Je suis heureux d'être à Vancouver.
« Je suis Suisse et j'en suis fier. Ma famille sera présente pour me soutenir, mais aussi pour soutenir la sélection algérienne. Nous avons vu les supporters algériens célébrer partout où nous sommes passés. J'espère qu'ils rempliront le stade pour nous aider à écrire l'histoire. »


  Murat  Yakin :
« L’Algérie possède des joueurs brillants, très forts avec le ballon comme sans le ballon. Certains parmi les meilleurs du monde. Bensebaïni est un joueur talentueux…Mais le plus important est de produire notre meilleur football face à eux. 
Nous ne pouvons pas comparer ce match à ceux que nous avons disputés auparavant. Nous avons une certaine souplesse tactique et je veux aligner les joueurs les plus adaptés à chaque match…
Nous avons analysé leur manière de jouer et nous sommes prêts. Nous devrons faire preuve de beaucoup de rigueur et jouer de manière collective…Nous allons tout faire pour gagner le match avant les tirs au but.
Vous évoquiez cette possibilité, parce que nous avons été éliminés de cette manière lors de notre dernière grande compétition… Nous avons effectué un entraînement spécifique à cet effet ».

Des propos très, très flatteurs…Trop flatteurs ?? Ne mettons pas en doute la sincérité des gens. N’oublions pas que le verdict surgit du terrain !


Petkovic surprendra encore son monde par le onze qu’il a décidé de faire débuter le match face à la Suisse. Luca Zidane retrouve sa cage et Aït Nouri son poste de latéral gauche. Belghali continue à droite et la confiance est renouvelée au duo axial, Mandi-Bensebaïni.  Zerrouki réapparait au milieu et absence de Gouiri dans une attaque confiée à Mahrez, Maza et Chaïbi. Soit 4 changements par rapport au match contre l'Autriche. Gouiri et Benbouali, laissés sur le banc, il n’y a pas de véritable n° 9 ! Méli mélo ou initiative géniale ? On le saura à la fin du match !

Pendant moins d’une dizaine de minutes, après le coup d’envoi, les algériens vont confisquer le ballon. Deux tirs mous, non cadrés, deux autres facilement arrêtés par le gardien Kobel, tel est le bilan d’actions offensives timides des algériens..
.
Aussitôt que la Suisse a récupéré, le ballon, elle part vers l’avant, à l’initiative de l’ailier gauche Vargas qui sert très vite latéralement, sur sa droite, Manzambi à plus de 30 mètres des buts des Verts. Celui-ci se dirige rapidement vers les buts, suivi par Mandi.
Une fois à l’intérieur de la surface, il arrive habilement à se libérer du marquage de notre défenseur et peut centrer vers la zone des 6 mètres algériens, où se trouvent Bensebaïni, Zidane et Aït Nouri….mais le plus prompt, qui était là aussi, pour pousser le ballon dans les filets, c’était l’avant-centre Embolo, le canonnier en chef, 90 sélections, 26 buts !
10 minutes, Suisse 1 Algérie  0 . Un grand réalisme,  efficacité  extrême !
Manzambi, 20 ans était trop rapide pour Mandi 34 ans qui a eu à suppléer Belghali, très loin loin de sa position normale et naturelle !!

Subitement les algériens paraissent déroutés. Leurs actions manquent de fluidité. Ils perdent rapidement le ballon. Ils vont se montrer incapables de se créer une quelconque ocasion. En face, les suisses, rassurés par leur avantage au score prennent progressivement l’ascendant.
Un schéma qui va durer jusqu’à la pause.

Une minute après le retour des vestiaires, Dan Ndoye, milieu offensif, profitant d’une perte de ballon de Bensebaïni, va assommer les Verts à l’aide d’une frappe sèche qui ne laisse aucune chance à Luca Zidane.

Le premier but avait dérouté les algériens, ce second va les tétaniser. Car, à l’exception d’un tir de Mahrez, contré par Zakaria, il n’y aura  plus rien à voir de la part de nos sélectionnés.
Ils sont sortis du match…Apathiques, sans aucun esprit d’initiative, sans aucune réaction, ni individuelle, ni collective, étourdis, non concernés, de vrais somnanbules.

Les remplaçants, au nombre de 5, qui vont tour à tour à tour faire leur entrée,Gouiri, Hadjam, puis Boudaoui, Hadj Moussa et enfin Boulbina, ne changeront rien à un état ce choses qui paraît définitivement concommé. L’on sait par expérience, qu’une équipe peut avoir un « passage à vide », qu’elle peut surmonter. Ce ne fut pas le cas. Les minutes s’écoulaient et le sursaut ne venait pas. Ce sont les suisses, qui, sans trop se forcer, vont même rater deux belles occasions d’aggraver le score, à deux reprises par le même Fabian Rieder à la 75° minute, ensuite à la 81° minute.

Perdre un match, fait partie des règles de notre sport football. Le perdre après s'être battus, après avoir défendu vaillamment ses chances jusqu'au bout , pour sortir la tête haute, ne laisse aucun regret !
C’est malheureusement tout le contraire que nous avons vu face à la Suisse. Une démission collective blâmable et inacceptable. Une authentique abdication de joueurs fantômatiques, qui ont renoncé à veiller à défendre leurs couleurs nationales; ce à quoi nous avons assisté, en ce petit matin du 3 juillet 2026, sur le stade de Vancouver…Une authentique abdication de joueurs amorphes, qui ont renoncé à veiller à défendre valeureusement leurs couleurs, dans la compétition la plus importante de leur carrière.

Il ne s’agit pas là d’une critique stérile et déplacée, mais bien d’un constat sans appel.

Nous avions vécu une production plus qu’approximative face à l’Argentine, à cause de Messi et ses 3 « coups de cuillère à pot ». Une victoire difficile sur la Jordanie va suivre. Un match nul frustrant, enfin, face à l’Autriche, qui nous a tout de même permis de passer au tour suivant…pour nous administrer la contre-performance que je viens de décrire.

Une très grosse déception. Une prestation piteuse  et honteuse de la part de joueurs méconnaissables, face à de modestes suisses, apparus soudain comme des géants....En fait, les joueurs d’une nation qui aura mis  88 ans (depuis 1938) pour gagner un match en phase éliminatoire directe ….grâce à la passivité de joueurs algériens qui se sont avérés résolument bénins et inoffensifs !!

Les uns trop âgés, d'autres encore jeunes et qui ne tiennent pas les promesses entrevues, d'autres enfin, qui ne jouent pas leur rôle...Entre eux, la complémentarité est défaillante, la solidarité minime, la cohésion chimérique; la hargne et l’esprit de révolte sont inexistants !

Un sélectionnuer, enfin, aux choix très discutables et qui ne tente rien pour essayer de "redresser la barre".

Les critiques qui se limitent au seul sujet football, sont légitimes. Les récriminations injustes, voire les insultes, qui visent même la famille des joueurs et des membres des staffs  sont inadmissibles et condamnables.

Mais il faut se rendre à l’évidence, alors que la réalité amère, qui crève les yeux, c'est que c'est cela notre niveau...Nous ne pouvons pas aller plus haut, car nous n'avons pas encore les capacités humaine, physique, mentale et tactique pour espérer mieux. Nous n'avons pas de leaders dans l'équipe, de meneur d'hommes pour nous permettre de nous imposer à l'adversaire, pour renverser des situations compliquées, pour aller plus loin dans le concert des nations.

Il n’y a là rien de nouveau. Cela fait plus de 60 ans que je suis notre équipe nationale de très près. Des contrariétés de cette nature, on en compte beaucoup. Ainsi, réussir une brillante phase de qualification et échouer lamentablement lors de la phase finale. Ne pas tenir son rang, ne pas se montrer à la hauteur des circonstances, et des attentes, de telles situations, on les a vécues il y a très longtemps ; elles se renouvellent aujourd’hui ; elles ont eu lieu dans un passé plus que récent.

Cela s’est passé pour la CAN 1968 et les la qualification pour les JO de la même année.

Il y eut de belles éclaircies : les médailles d’or des Jeux Méditerranéens en 1975, et des Jeux Africains de 1978 ; une  qualification en 1979, pour les JO de Munich ; une place de finaliste à la CAN 1980 à Lagos, face au pays hôte.
Beaucoup de regrets parce que j’estime que les CAN 1982 et 1984 n’auraient pas dû nous échapper, nous nous sommes contentés de places d’honneur.

Prestation performante et historique en 1982, en  Espagne, qui n’a pas empêché les insultes de bas étage dont ont été victimes  Mahieddine Khalef et Rachid Mekhloufi, alors que l’élimination s’était  produite à cause du complot austro-allemand !!
 
Une excellente phase de qualification (0 défaite) pour la Coupe du Monde 1986 et une phase finale catastrophique au Mexique.

Champions d’Afrique en 1990, nous terminons derniers de notre groupe 2 ans plus tard, au Sénégal (CAN 1992).

Une très belle qualification pour la Coupe du Monde 2010, suivie d’une participation poussive en Afrique du Sud, 0 victoire et  0 but en 3 matchs.

La grosse satisfaction, elle a eu lieu lors de la Coupe du Monde 2014. A la suite d’un mauvais match perdu contre la Belgique et un succès face à la Corée du Sud, nous avions besoin d’un nul ou d’une victoire, face à la Russie, pour passer en 1/8° de finale. Nous avons réussi à relever le défi. Cela a débouché sur un match accompli, forçant l’Alemagne à la prolongation ; concèder 2 buts mais ne jamais renoncer en étant capables de réduire le score grâce à un but inscrit à la 122° minute !!


Champions d’Afrique en 2019, nous avons été éliminés dès le premier tour, lors des CAN suivantes, jouées en 2022 et 2024.

Et que dire de l’élimination de la Coupe du Monde 2022 par le Cameroun, en match de barrage, à Blida même, en Mars 2022, alors que nous avions gagné le match aller 1-0  à Douala ?

J’ai mentionné avant -hier, à savoir, lors de la dernière CAN, il y a 4 mois, nous avons baissé pavillon sans gloire, face au Nigéria.

A plus forte raison, c’est plus saisissant lorsqu’il s’agit de la Coupe du Monde, la marche la plus haute pour tous les pays, au cours de laquelle, aucun match n’est facile.

Ces longs rappels pour dire que les personnes changent, les déceptions persistent.

Il y a des chiffres que j’ai déjà cités il y a très longtems. Je les rappellerai ici.
Je crois que notre sélection détient le record  du nombre de sélectionneurs, 64 entre 1964 et 2024.
D’autres sont encore plus frappants. A titre d’exepmple, lors de la décennie 1996-2007, une  des plus sombres et des plus agitées de notre football, a vu se succéder, 14 Présidents de la FAF, 22 sélectionneurs et 14 Ministres, chargés des Sports… Onze années, au cours desquelles nous n’avions rien gagné !!

Le 100° match de notre sélection, en Coupe du Monde ( éliminatoires et phases finales confondues) ne laissera pas de bons souvenirs.

Ce match international fut aussi le dernier pour Riyad Mahrez, qui a décidé de mettre fin à sa carrière internationale, au sein de l’équipe nationale. Cela à l’âge de 35 ans passés, avec 71 victoires et 38 buts dont 7 doublés en 119 sélections. Il aura passé plus de 12 ans au service de l’équipe nationale, dont il était devenu le capitaine modèle. Merci Riyad !!



Hommage chaleureux et considération à nos fidèles supporteurs, ceux qui ne manient pas les invectives et les insultes, qui n'ont pas hésité à
braver les distaces, les décalages horaires, le dépaysement et ont dépensé tant d'énergie et d'argent, pour soutenir les couleurs nationales.

A l'issue de cette aventure mondiale, notre sélection a gagné quelques points (5), mais a reculé d'une place ( 29/28) sur le plan mondial et également d'une place au niveau africain (5/4), avec un nouveau total de 1576,80 points.

La Coupe du Monde éclipse tout ou presque tout...Signalons tout de même, qu'au niveau national, le Mouloudia d'Alger a remporté son 3° titre de champion d'Algérie consécutif, le titre numéro 10 de sa carrière. De son côté l'USM Alger a remporté sa 10° Coupe d'Algérie et a ensuite enchaîné avec la Coupe de la CAF, sa seconde consécration africaine , dans cette compétition, après celle de 2023.



 





                                              












 



Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014.
Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, ar
Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014.
Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excellent entraîneur et une personne que je respecte beaucoup ».

é jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excellent entraîneur et une personne que je respecte beaucoup ».


Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excelleaîneur et un
Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014.
Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excellent entraîneur et une personne que je respecte beaucoup ».

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