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  L E   P A R C O U R S  
 
 
TITRE IV

    LE PARCOURS DE L'EQUIPE NATIONALE
 

    1963 à 2021

 
      ( Mise à jour au   14  Octobre   2021 )
 
   

S O M M A I R E

- L’aventure commence  1963 - 1968
- Les années difficiles    1968 - 1975
- L’ère Mekhloufi    1975 - 1979
- Le sursaut      1979 - 1981
- En route vers le Mundial espagnol 1982
- Le  ressac    1983 - 1984
- La nouvelle aventure mondialiste   1984 - 1986
- Une période instable 1986 - 1990
- La fin d’une époque 1990 - 1992
- Les remous toujours d'actualité 1992 - 1996
- Une décennie très agitée 1996 - 2007
- Les étapes de la route vers l'Angola   2007 - 2009
- La 14° CAN de l'Algérie    2010
- La préparation du 3° Mondial 2010
- Le troisième Mondial de l’Algérie  2010
- La page Saadane bientôt tournée   2010 - 2011
- Un rêve est passé 2011-  2012
- La piste étrangère   2011-  2012
- Le vrai coup d'envoi 2012
- Continuer sur la lancée 2012-  2013
- La 15° CAN de l'Algérie 2013
- Des promesses à tenir 2013
- Une étape cruciale 2013
- Dernière ligne droite pré-mondiale 2014
- Le quatrième Mondial de l'Algérie 2014
- Se tourner vers l'avenir       2014
- La 16° CAN de l'Algérie 2015
- Vingt fois sur le métier... 2015
- ...Remettez votre ouvrage 2016
Soubresauts indésirables 2016
- La 17° CAN de l'Algérie. 2017
- Un nouveau départ 2017
- Le chantier reste ouvert 2018
- En route vers la CAN 2019 2019
- La 18° CAN de l'Algérie                      2019    
- Bien terminer l'année 2019
- Se maintenir en haut... 2020
- Confirmer son statut 2021
- Une pause inattendue 2021
- Six obstacles à franchir 2021
 
                                                                          
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L’AVENTURE   COMMENCE
 


L’Algérie indépendante va naître officiellement le 2 Juillet 1962. A la suite d’élections générales en automne,  une Assemblée Constituante est élue, puis un gouvernement est  nommé.  Peu à peu, différents organismes et institutions sont mis en place. Le football n’est pas en reste. La Fédération algérienne du sport-roi verra le jour le 21 octobre 1962. C’est le Docteur Mohand MAOUCHE, ancien joueur du Red Star d’Alger qui en sera le Président. Dans le bureau, se trouve Abdelkader ZAÏBECK, co-équipier de Maouche dans le même club.


Dès le mois de septembre, les 3 Ligues d’Alger, Oran et Constantine, avaient procédé à l’affiliation des clubs,  l’homologation des stades, au recensement des arbitres etc… afin de pouvoir entamer l’aventure. La compétition de la Coupe est la plus facile à organiser. Elle sera lancée la première et 6 mois plus tard désignera son premier lauréat. Pour le championnat,  deux saisons seront nécessaires afin de dégager  une élite de 16 clubs qui constitueront la Division Nationale Une.


La Coupe d’Algérie et le Championnat d’Algérie font l’objet de chapitres complets séparés.


L’équipe nationale restait à former. La pâte était là : d’une part les anciens pros qui n’avaient pas encore raccroché et puis  les jeunes du cru parmi lesquels nombreux étaient ceux qui avaient poursuivi leur carrière sportive malgré la mise en sommeil des clubs musulmans. De pourparlers en contacts, un accord est atteint en vue d’organiser un match international avec la Bulgarie. Rien d’étonnant, ce pays avait été, avec la Yougoslavie, le pays européen le plus proche des combattants du FLN-ALN. Beaucoup d’algériens connaissaient aussi la saga du « Bulgaria », ce navire qui  sut se jouer de la vigilance de la Marine française omniprésente en Méditerranée, pour débarquer, dans un port du Nord marocain, des armes destinées à l’ALN.


Sur le plan strictement sportif, la Bulgarie n’avait pas manqué d’attirer l’attention du public algérien, car deux années auparavant elle avait barré à la France la route du Mundial du Chili (1962). Et elle venait à Alger pour préparer autre  match d’appui, cette fois-ci contre le Portugal, pour le compte de la Coupe d’Europe des Nations de 1964.

Mais quelle sélection algérienne allait-on opposer à ce premier adversaire ? Rappeler les pros repartis à l’étranger ou faire face avec les joueurs locaux ? C’est cette seconde solution qui sera retenue par la FAF, exception faite du poste de gardien de but qui sera confié à Abderrahmane BOUBEKEUR ex de l’équipe du FLN qui avait rechaussé les crampons en Algérie. A trente ans bien sonnés, il allait tenir le rôle de « patriarche » auprès des jeunes capés tels Ahcéne LALMAS, âgé de 19 ans, Mohammed BOUHIZEB  et  Abderrahmane MEZIANI , 20 ans, ou encore Saci AKACHA et Boubeker BELBEKRI , 21 ans, sans oublier le généreux Omar OUCIEF dit SIKI  âgé de 22 ans.


A quelle sauce ces jeunes pousses allaient-elles  être mangées ? Le couscous algérien et le yaourt bulgare sont réputés dans le monde entier.  Justement le couscous accompagné de lait caillé est un plat traditionnel répandu sur tout le territoire algérien. Et c’est un mets digeste…


Ce beau monde,  sans aucune expérience internationale et sans préparation foncière collective préalable, va se lancer dans le bain sous la houlette  technique de Kader Firoud, entraîneur emblématique de Nîmes, appelé à la rescousse pour manager la sélection algérienne , sous le capitanat de Isaad  Dhomar, 29 ans qui, avec son club algérois, le SCU El Biar, avait fait sensation en éliminant (2-0),en Coupe de France 1957, le Stade de Reims, alors équipe phare du football français et finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions.


Contrairement à ce qui a été écrit parfois, ici et là, il ne s’agissait nullement de la Bulgarie Espoirs puisque dans les rangs de l’équipe bulgare présente à Alger, on retrouvait 8 des bourreaux de la France, auxquels est venu s’ajouter  Georgi Asparoukhov, la future star du football balkanique, lui aussi âgé alors de moins de 20 ans. Le match se déroulait au stade municipal d’Alger, plein comme un œuf, en présence de Ahmed Ben Bella, Président du Conseil, de Houari Boumediene,  ministre de la Défense et c’est Abdelaziz Bouteflika, ministre de la Jeunesse et des Sports qui donna le coup d’envoi.


Les joueurs bulgares ne semblèrent pas « déroutés » par le terrain en tuf. Ils faisaient preuve d’une très grande cohésion et monopolisaient le ballon. Les jeunes de l’équipe algérienne, inconnus du grand public pour la majorité d’entre eux, faisaient face avec beaucoup de détermination. Boubekeur s’époumonait après ses défenseurs. A  la mi-temps le score était toujours vierge.


Une douzaine de minutes après le retour des vestiaires, Asparoukhov profitera d’une erreur défensive pour ouvrir le score. On craint le pire d’autant que les nôtres accusent le coup pendant un bon quart d’heure. Jusqu'au moment où Abdelghani ZITOUNI va marquer à la 73° minute le premier but de l'histoire de notre sélection et amener ainsi ses camarades à « reprendre du poil de la bête », au point que cinq minutes plus tard, Ahcéne Lalmas,  échappé sur le flanc gauche,  va centrer au cordeau pour Abderrahmane Meziani qui, tel un lutin, surgit pour marquer de la tête. Ils venaient de renverser la vapeur. Il leur restait 12 minutes à tenir. Elles se passèrent sans encombre pour les Algériens.

Satisfaction et fierté pour une victoire que certains,  épris d’élans oratoires,  mirent sur le compte de la " flamme révolutionnaire " ou du " génie populaire "... Quels que soient les qualificatifs, le 6 Janvier 1963 restera une date importante dans l’histoire du football algérien. De leur côté, 17  jours après leur visite à Alger, les Bulgares iront à Rome pour éliminer le Portugal (1-0) grâce à un but du désormais « inévitable » Asparoukhov…Future star du Levski Sofia et de la sélection bulgare, mais jeune homme au destin tragique, décédé à l'âge de 28 ans dans un accident de voiture.


Fin février, c’est au tour de la Tchécoslovaquie d’être invitée à venir donner la réplique. En juin 1962, au Chili, elle avait été  battue 3-1 par le Brésil, en finale de la Coupe du Monde de football. Toutefois dès la première rencontre à Oran, on se rendit compte que le seul survivant du Mundial chilien était…l’entraîneur Rudolf Vytlacil, venu rendre visite à notre pays à la tête de la  sélection olympique. Celle-ci l’emportera 2-0  à Oran, face à ses homologues amateurs algériens. Pour le match d’Alger, 48 heures plus tard, les pros, dirigés par K. Firoud et bien emmenés par Rachid Mekhloufi, vont donner le tournis aux tchèques qui ne tiendront que 45 minutes avant d’être submergés 4-0.  Correction méritée dira-t-on pour ceux qui n’avaient point voulu déplacer à Alger les titulaires, Schroif, Pluskal, Pospichal, Scherer, Jelinek,  ni surtout  Monsieur Josef Masopust….Ballon d’Or de France Football quelques mois plus tôt.


Rien à se mettre sous la dent jusqu’au mois de Juillet avant de rencontrer deux fois l’Egypte qui s’appelait encore la République Arabe Unie du nom de l’Union égypto-syrienne, dissoute pourtant depuis Septembre 1961. Le duo d’entraîneurs Kader Firoud-Smaïl Khabatou met dans le bain pros et ex-pros, pour ces 2 matches qui constituent une première dans la mesure où entre 1958 et 1962,les Egyptiens, craignant d’être « malmenés » ou bien les menaces de la FIFA, avaient toujours refusé de rencontrer l’équipe du FLN.


En un mot voici donc l’occasion d’une double confrontation originale qui s’achèvera  par des demi-échecs de notre sélection, pourtant bien « huppée »  sur le papier, mais en fait en vacances depuis déjà fin Mai. Match nul (1-1) à Alger et (2-2)  trois jours plus tard à Oran avec 2 buts de Rachid MEKHLOUFI et un  du sedanais Mohammed SALEM. L’Egypte n’était pas le premier venu et posait déjà des problèmes à nos joueurs.


L’année 1963 se terminera par 3 matches amicaux contre la Tunisie (0-0) à Tunis et face à deux sélections olympiques, celle de Yougoslavie (1-1) et de Hongrie (0-3). A quelques éléments près, cette sélection magyare remportera le titre olympique de football à Tokyo (1964) devant  la Tchécoslovaquie. Le match contre la Tunisie, le premier depuis l’indépendance, démontra  les progrès accomplis par nos voisins, lesquels avaient su abondamment profiter de la présence chez eux de l’équipe du FLN entre 1958 et 1962.

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